Le Capital investissement: Une industrie qui a gagné en expérience

L’industrie du Capital investissement au Maroc a gagné en expérience, avec des équipes locales de gestion ayant de nombreuses années d’exercice, a affirmé le président de l’Association marocaine des investisseurs en Capital (AMIC), Tarik Haddi.

« L’industrie a gagné en expérience, puisque nous disposons aujourd’hui des équipes de gestion locales de qualité avec de nombreuses années d’exercice et de track record suffisant : 13 ans d’expérience par collaborateur et 15 opérations par collaborateur », a indiqué M. Haddi, dans une interview à la MAP.

Au total près de 22 milliards de dirhams (MMDH) ont été levés et gérés depuis le début de l’activité, à travers 60 fonds investis dans plus de 220 entreprises, avec un rendement (TRI brut moyen) de 13%, a t-il ajouté.

« La profession a également gagné en transparence et en bonne gouvernance avec le dispositif légal et règlementaire régissant les OPCC (Organismes de placement collectif en capital) sous supervision de l’Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC), qui s’étend progressivement au sein de la profession », a t-il souligné.

Interrogé sur la participation modeste des investisseurs institutionnels dans ce marché, le président de l’AMIC a relevé que cela s’explique essentiellement par « les premiers investissements dans les tous premiers fonds de capital investissement marocains pour qui la performance n’était pas au rendez-vous ».

« De plus, les fonds de capital investissement sont malheureusement amalgamés avec des fonds touristiques ou d’infrastructures, dont les performances sont beaucoup plus faibles », a soutenu M. Haddi.

Et d’ajouter: « Souvent, après une mauvaise expérience, les institutionnels ne reviennent plus sur la classe d’actif concernée ».

Or, les choses ont changé et l’AMIC projette ainsi d’approcher les institutionnels pour échanger avec eux sur l’ensemble de ces aspects, identifier les autres freins éventuels à leur investissements dans les fonds de capital investissement, et mettre en œuvre les mesures pour les lever, a fait savoir M. Haddi.

« L’objectif est d’accompagner la mutation nécessaire de notre système de financement pour faire du capital investissement le principal levier du financement de la PME non cotée au Maroc, et du développement du marché des capitaux par les sorties en bourse des fonds comme c’est le cas dans toutes les économies avancées », a indiqué le président de l’AMIC.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *