« Nous restons ouverts à l’innovation au sens large »

INTERVIEW DE TARIK HADDI, administrateur et directeur général d’Azur Partners

Filiale de la société de gestion de fonds d’investissement Azur Partners, Azur Innovation Management vient d’annoncer le lancement du “plus grand fonds d’amorçage de l’histoire du Maroc”, à savoir 350 millions de dirhams pour accompagner les startups. Les détails avec Tarik Haddi, administrateur et directeur général d’Azur Partners.

Alors que nous nous trouvons en pleine pandémie de Covid-19, Azur Innovation Management lance un fonds de 350 millions de dirhams pour soutenir les jeunes pousses marocaines. Hasard du calendrier ou faut-il y voir un lien de cause à effet?
Le projet Azur Innovation Fund est né dans le cadre de l’initiative Innov Invest de la Caisse centrale de garantie (CCG) lancée en octobre 2017. Compte tenu de la taille du fonds -il s’agit du plus grand fonds d’amorçage de l’histoire du Maroc- et de la qualité exceptionnelle des investisseurs du fonds, sa constitution a requis un certain temps pour les due diligences de rigueur et la mise en conformité de la gouvernance du fonds avec le meilleurs standards internationaux. Mais comme le fonds cible les startups marocaines innovantes, il tombe effectivement à pic pour soutenir les projets à fort potentiel et notamment ceux qui offrent des solutions innovantes dans le cadre de la crise liée à la pandémie du Covid-19. Il constitue également un renfort à l’initiative Intilaka lancée juste avant la pandémie et qui aura certainement un rôle à jouer dans la relance économique attendue à la sortie de la crise sanitaire.

Vous êtes parvenus à lever des fonds aussi bien auprès d’institutions nationales comme bien sûr donc la CCG, qui reste votre premier investisseur, qu’internationales à l’instar de la Dutch Good Growth Fund ou la banque de développement allemande KfW. Comment vous y êtes-vous pris pour les convaincre de s’associer à Azur Innovation Fund?
Pour les investisseurs internationaux, il ne faut pas oublier la Banque africaine de développement (BAD), qui a été la première institution internationale à nous faire confiance et dont l’implication a permis de conforter les autres partenaires internationaux. Nous savons que ces institutions internationales de développement recherchent avant tout des impacts de développement pour leurs investissements. Aussi, nous les avons approchées avec un argumentaire précis sur les impacts des fonds d’amorçage dédiés aux projets innovants.

Ensuite, il me semble que ce qui a compté le plus aux yeux de nos partenaires ce sont essentiellement, premièrement, la qualité humaine de l’équipe constituée pour la gestion du Fonds, deuxièmement son immersion dans les écosystèmes de l’entrepreneuriat et de l’innovation et troisièmement son track record. Enfin, le deal flow propriétaire et les modes de gouvernance et de suivi proposés ont fait le reste.

Vous avez annoncé cibler pour l’heure les secteurs des énergies renouvelables, les métiers mondiaux du Maroc, les plateformes de services et les nouvelles technologies. Seriez-vous ouverts à l’idée de couvrir d’autres secteurs dans le futur?
Vous savez, les nouvelles technologies recouvrent déjà un très vaste champ d’activités: l’agritech, les fintech, la biotech, la medtech, l’edtech, la cleantech,… D’autre part, nous restons, bien sûr, ouverts à l’innovation au sens large et donc, effectivement, si des projets innovants à fort potentiel se présentent dans d’autres secteurs, nous les examinerons de près.

Sources: MarocHebdo

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